Histoire

L’histoire de la Poudre de nacre : un récit antique !

poudre de nacre

La nacre transformée en poudre a anciennement été utilisées par les femmes pour leur beauté. Des recherches chinoises et européennes ont permis de mieux utiliser ce matériau vivant pour en faire un tonifiant de premier ordre de l’organisme qui s’applique particulièrement bien pour soutenir la régénération cellulaire comme les os et le cartilage.

 

Un peu d’histoire sur la nacre

Depuis très longtemps, les perles produites par des huitres perlières sont utilisées à travers le monde comme bijou. De nombreux peuples attribuaient à la nacre qui la compose (et qui tapisse la coquille de certaines espèces d’huîtres) la capacité de fortifier l’organisme et de protéger la peau.

Il y a environ deux mille ans, sous la dynastie Ching, cette poudre fut utilisée par l’impératrice et ses suivantes comme produit cosmétique en application sur le visage pour gommer les imperfections de la peau. Le visage gardait ainsi éclat et tonicité. Dans ce pays, l’utilisation de la poudre de nacre repose sur une longue tradition : on préparait par exemple un « miel de perle tonique » pour lisser les rides, nettoyer la peau de ses aspérités et de ses toxines et effacer les taches de vieillesse.

On retrouve également ce produit en Égypte où Cléopâtre en aurait fait une utilisation régulière, tandis qu’en Amérique du sud, Aztèques et Mayas s’en servaient contre les brûlures du soleil. Mais au-delà de ces propriétés « cosmétiques », la poudre de nacre était aussi utilisée un peu partout dans le monde à des fins thérapeutiques. En Chine, on confectionnait des sirops pour soigner les bébés. On eut recours à ses qualités toniques quand on se rendit compte que la prise de cette poudre le soir créait des insomnies. On l’utilisa alors pour faire reculer la fatigue et comme tonifiant général de l’organisme.

poudre de nacre

 

La culture de perles dans le Pacifique

Pour produire les perles d’eau douce, on élève une moule d’eau douce l’Hyriopsis cumingii ou Cristaria plicata. Les perles sont de formes, de couleurs, de tailles et de lustres très variés car, contrairement aux autres coquillages perliers, les moules ne sont pas « nucléonées ». C’est-à-dire que, contrairement aux perles de bijouterie, on n’introduit pas dans le coquil­lage un noyau appelé nucléon sur lequel, suivant les variétés, le mollusque dépose de quelques dixièmes à quelques millimètres de nacre.

Dans le cas des perles d’eau douce, ce sont des morceaux du manteau d’une autre moule d’eau douce qui sont glissés dans le manteau après incision. De ce fait, la perle est totalement constituée de nacre. Beaucoup plus solide que les autres perles de culture, sa forme est toutefois très variable car elle n’est pas guidée par une sphère initiale dans son processus de croissance.

La production de ce type de perles fait l’objet d’une véritable industrie en Asie. Ces coquillages ont désormais la capacité de produire jusqu’à cinquante perles à la fois, le tout pendant que les fermes perlières sont de plus en plus nombreuses. Ainsi, des quantités importantes sont produites : environ 1 500 tonnes en 2007. Leur prix est donc devenu abordable et en aucun cas comparable à celui des perles d’origine marine et nucléonées, c’est-à-dire guidées dans leur processus de croissance pour devenir bien rondes, plus jolies et donc beaucoup plus chères.

 

Deux poudres issues des recherches chinoises

En Chine et en Europe, la connaissance des vertus de cette matière naturelle s’est affinée ces dernières années. En Chine, le tableau pharmacologique décrit désormais deux formes de poudre de nacre.

La première contient une forte quantité de calcium. Elle se révèle plus adaptée à un usage externe. Le calcium, dans des proportions aussi importantes (de 65 % à 75 %), est très intéressant en cosmétique car la teneur en silice est au plus haut, ce qui permet d’avoir un effet maximal sur les ridules. Bon nombre de marques de produits cosmétiques, en mettent en plus ou moins grande quantité dans leur crème de jour ou de nuit.

Le second type de poudre de nacre (Zhen Zhu) ne contient que 12 % de calcium. Cette transformation la rend complètement biodisponible et lui permet d’avoir une forte efficacité en traitement interne. En effet, si on absorbe trop de calcium, on laisse un dépôt non digéré dans l’estomac, ce qui peut induire un comportement irritable ou, exceptionnellement, faciliter l’apparition de calculs biliaires.

Dans les deux cas, la poudre de nacre est également riche de 16 acides aminés parmi lesquels arginine, méthionine, phlysine, phénylanine, cystine, leucine, glycine et histidine. Pour les bodybuilders, ces acides aminés sont essentiels pour construire un corps fort, puissant et impressionnant notamment grâce à la leucine.

De plus, elle contient des protéines (entre 6 et 12 %), de la silice et de nombreux oligo-éléments : sélénium (1,2 mg/g), zinc (9,3 mg/g), fer (2 mg/g), cuivre (0,3 mg/g), magnésium (11,3 mg/g) et germanium (0,1 mg/g). Et pour finir, son fort pouvoir antioxydant a été démontré à de nombreuses reprises.

 

La nacre : un tonifiant incontournable du rein

Selon la médecine chinoise, la poudre de nacre est un tonifiant de l’énergie vitale. Elle est également connue pour calmer le Shen (esprit ou émotions), d’où son impact pour apaiser les humeurs. Une propriété qu’apprécieront les personnes sujettes aux frayeurs, aux angoisses pouvant aller jusqu’à des palpitations. Mais elle peut-être également préconisée en prévention et contre la dégénérescence osseuse du type arthrite, inflammations ostéoarticulaires, ostéoporose. Selon la médecine traditionnelle chinoise, un problème osseux provient d’un problème de rein avec notamment un vide de Yin. C’est cette énergie manquante que la poudre de nacre permet de redynamiser.

poudre de nacre

La nacre étonnante d’une huître géante

Dans cette indication, un extrait provenant cette fois de la nacre d’une huître perlière géante (Pinctada maxima) élevée dans les eaux de Malaisie et d’Indonésie, offre aussi d’étonnantes propriétés. C’est une équipe française du CNRS et du Museum national d’histoire naturelle (MNHM) qui, étudiant la façon dont cette huître parvient à restaurer sa coquille en produisant de la nacre, a pu démontrer la capacité de celle-ci à nourrir les os.

Les cellules qui participent à la synthèse de sa nacre opèrent selon un processus superposable à celui observé sur les cellules osseuses et cartilagineuses humaines. Ce processus est associé à la présence d’un tissu à la fois organique et cristallin, l’aragonite (un minéral de la famille des carbonates). Dans la composition de cette aragonite marine, on note la présence de protéines fibreuses comparables à du collagène juvénile, comme celles que l’on observe au cours du développement embryonnaire de l’être humain !

Ces protéines fibreuses sont associées à de nombreuses autres molécules actives, dont des facteurs de croissance et surtout la décorine, protéine impliquée dans la régénération des tissus. C’est sur cette trame organique queles minéraux viennent se fixer, tel le carbonate de calcium, qui cristallise sous forme d’aragonite très pure.

 

Méfiez-vous des contrefaçons !

La poudre de nacre est un produit très souvent falsifié sur le marché. Voici quelques indications pour repérer sa qualité et démystifier le discours de certains fabricants.

  • La poudre de nacre doit être 100% naturelle.
  • Sa production doit être dans le respect de l’écologie car si sa production est polluante alors la poudre sera pollué étant donné sa forte capacité de bio-assimilation.
  • La couleur est un bon indicateur : le blanc pur non brillant est la qualité la plus haut de gamme qu’il soit, du blanc au gris clair (qualité moyenne) jusqu’au gris foncé, gris noir ou jaune foncé (mauvaise qualité).
  • Les meilleures qualités de poudre sont micro-broyées et donc solubles dans l’eau.