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Qu’est ce que la nacre ?

la nacre

Vous trouverez sur ce site, beaucoup de micro informations au sujet de la nacre et de la poudre issue de ce matériau. Aujourd’hui, nous allons condenser un maximum d’informations sur le sujet pour vous permettre de mieux comprendre la nacre.

Il est temps de tout reprendre !

Mais qu’est-ce que la nacre ?

La nacre est une matière aux reflets irisés, présente comme revêtement intérieur de certaines coquilles de mollusques. Composée principalement de cristaux d’aragonite (une forme de carbonate de calcium), la nacre est biosynthétisée par le manteau.

Plus simplement ça ressemble à ça !

la nacre

La nacre est composée de plusieurs minéraux, de micro-éléments, oligo-éléments et de composés organiques la rendant à la fois riche en propriétés biologiques et extrêmement solide.

Il faut savoir qu’un mollusque synthétisera de la nacre tout au long de sa vie. Contrairement aux autres couches de la coquille, dont le mollusque ne produira uniquement pour son agrandissement.

C’est ce qu’on appelle la biominéralisation !

C’est un phénomène par lequel un organisme vivant fabrique et organise une structure (squelette, coquille) associant matrice organique (sécrétée par des cellules spécialisées) et un minéral sous forme cristallisée.

Au cours de l’évolution biologique, la biominéralisation ne cesse de faire apparaître des formes de plus en plus variées : coquilles des mollusques, œufs des oiseaux… dents et squelettes des vertébrés !

Associé dès le début à un rôle de protection comme un squelette externe, le tissu biominéralisé s’est internalisé pour devenir tissu de soutien et d’attache des muscles permettant la locomotion et de réserve de calcium. On pourra prendre comme exemple le corps humain. Dans une certaine mesure, la fabrication de la perle par les mollusques peut être analysée comme une défense de ceux-ci vis à vis d’un corps étranger.

 

2 espèces connues d’huîtres nacrées

Pour mieux comprendre, il existe 2 grandes espèces d’huîtres qui produit de la nacre et des perles. La Margaritifera et la Maxima !

En premier, vous trouverez la Pinctada margaritifera, huître perlière aux lèvres noires, connue pour ses perles « noires » aux différentes nuances grisées, a la répartition géographique la plus vaste : de la Mer Rouge où elle fournissait les monarques indiens et du golfe persique jusque dans beaucoup de régions de l’Océan Pacifique tropical et notamment en Polynésie française ! La plus grande perle ronde de culture de Tahiti produite jusqu’alors mesure 20,9 mm de diamètre.

La deuxième espèce d’huîtres nacrées et perlières est la Pinctada maxima. C’est l’espèce la plus grande des huîtres perlières, elle fut pêchée pendant plus d’un siècle pour sa nacre dans le Pacifique Sud. Celle à lèvres d’or produit les fameuses perles d’or des Philippines. Celle à lèvres d’argent est particulièrement exploitée en Australie. Bien que l’espèce soit élevée dès la fin du XIXe, ces perles ne seront vraiment commercialisées qu’à partir des années 1970.

 

Comment se forment les perles des huîtres perlières ?

On parle beaucoup de nacre mais parlons de perles.

Vous avez tous pensé qu’un jour vous mangerez des huîtres pour les fêtes de fin d’années et que vous y trouverez une perle rare, non ?

Et bien malheureusement, plus rien ne sert d’espérer. Les perles sont produites par une certaine espèce d’huîtres et ce n’est pas celle qu’on consomme.

Mais alors comment sont formées les perles des huîtres perlières ?

la nacre

Lorsqu’un élément étranger irritant, comme un grain de sable, entre dans la coquille de l’huître, celle-ci sécrète également de la nacre couche après couche tout autour de l’élément

étranger afin de s’en protéger, formant ainsi une ou plusieurs perles fines. Ces perles représentent une ressource indispensable dans le monde de la joaillerie. Avec le temps, tout objet fabriqué avec de la nacre quelque soit sa forme est devenu noble, rare, et même “bankable”.

 

La noble nacre et ses perles

De part son esthétisme, la nacre est un produit recherché depuis longtemps. C’est un matériau qui a traversé les époques tout en conservant son image noble.

Fréquemment utilisée pour la décoration, la marqueterie, la confection de bijoux, l’art, la nacre a été unanime dans plusieurs grandes civilisations antiques.

Les mayas en ont fait des dents, les incas en ont fait des masques et décorations. Au temps de la royauté, on utilisait les perles pour orner les tuniques des membres de la famille royale. Aujourd’hui, on utilise les perles pour les bijoux et la nacre pour la décoration de maison luxueuse.

 

La nacre au service de la vitalité

Les pharmacopées anciennes ont toujours utilisé la nacre. Les récits de l’utilisation de la nacre sont multiples dans de nombreuses civilisations anciennes : chinoise, égyptienne, amérindienne, incas, aztèques, mayas…

Un traité médicinal du Cachemire en 1240 avant J-C, les recommande déjà contre les affections oculaires, comme antidote contre les empoisonnements et les idées morbides. Riche en minéraux, micro et oligo-éléments, la nacre a su montrer ses pouvoirs fortifiants pour un gain de vitalité naturellement acquis. On peut même l’utiliser sous forme de pâte pour fortifier les gencives ; ou même en élixir comme fortifiant…

la nacre

Le moine dominicain Albert Magnus les mentionne au XIIe pour leur efficacité à traiter les maladies cardiaques, les hémorragies, la dysenterie et les maladies mentales. La nacre a également été utilisée dans l’Antiquité comme solution naturelle esthétique. Aujourd’hui, on appelle ça des produits de beauté mais à l’époque, pas de crème des grandes marques de beauté, NON ! Il y avait la nacre ! Utilisée sous forme de masque ou de poudre, elle est incroyablement efficace pour régénérer les tissus cutanées.

 

L’environnement : un élément centrale dans le marché de la perle

Les bancs nacriers naturels ont quasi disparu sans perspective réelle de pouvoir se reconstituer; le monde contemporain vit sur son stock acquis de perles fines. La production de perles relève désormais de la perliculture, activité aquacole nécessitant un écosystème de qualité et protégé. Il y a donc peu d’endroits sur Terre où l’on peut cultiver la perle. D’ailleurs, elles sont exploitées dans la zone inter-tropicale allant de l’Indonésie à la Polynésie en passant par la côte Nord Australienne. 

La gestion éco-responsable des certaines fermes perlières, associée à la lutte contre le braconnage et la pêche illégale, permet le maintien de milieux dont la bonne santé profite à toutes les populations environnantes et à la conservation de la biodiversité.

La pollution n’aide pas non plus ! Les mollusques nacriers font partie des organismes vivants bio-accumulant le plus, en tête la moule. Ce qui veut dire que si des mollusques sont cultivées dans un environnement pollué, elles vont absorber cette pollution.

C’est notamment l’une des grandes problématiques en Chine. C’est un pays pollué qui produit beaucoup et par conséquent la plupart de ces produits sont affectés par cette pollution.

 

De la nacre à l’os

Pour le domaine scientifique, l’idée est de rechercher dans la nacre des molécules comparables aux molécules actives de l’os et de la peau qui en font des tissus capables de s’auto-régénérer.

En effet, lorsque qu’un mollusque nacrier se retrouve avec sa coquille cassée, il parvient à s’auto-régéner comme nous le faisons lors d’une fracture ou d’une coupure.

Les propriétés de la nacre connues ont débouchées sur des expériences qui consistaient à implanter de la nacre dans le corps humain afin de permettre une meilleure régénération osseuse.

Des applications thérapeutiques potentielles existent dans différents domaines : orthopédie (défauts squelettiques pathologiques ou traumatiques) ; ostéoporose ; dermatologie (traitement de dermatites, psoriasis…, cicatrisation, lutte contre le vieillissement cutané…).